Les hautes technologies dominent
assez largement l'économie départementale.
En effet,
avec 116 700 salariés - soit 17% de l'emploi régional
- les Yvelines occupent en 2001 la première place des
départements de la Grande Couronne et la troisième après
Paris et les Hauts-de-Seine. Pour bien mesurer l'impact
de cette spécialisation, on doit relever qu'un salarié
yvelinois sur quatre travaille dans ce secteur. Les
Yvelines apparaissent ainsi comme le département francilien
où
l'emploi est le plus identifié aux hautes technologies,
juste avant les Hauts-de-Seine qui concentrent, pour
l'essentiel, des fonctions de siège social et de gestion.
Les Yvelines sont le deuxième département français pour
la création d'emplois dans ces secteurs entre 1990 et
2000.
La R & D dans les Yvelines
Le département est aussi
le 1er pôle de recherche
privée francilien,
avec environ 24 000 chercheurs et assimilés en 2000.
Le département des Yvelines a en effet connu une croissance
soutenue de son personnel de R & D entre 1992 et 2000,
grâce notamment au secteur de l'automobile. Ajoutés
aux 4 400 chercheurs du secteur public, présents au
sein d'organismes comme l'Institut National de Recherche
en Informatique et en Automatique (INRIA), l'Institut
National de Recherche Agronomique (INRA), le Laboratoire
National d'Essais (LNE), le Centre National de Recherche
Technologique (CNRT) " Aérodynamique et Aéroacoustique
des Véhicules Terrestres " et les souffleries du Conservatoire
National des Arts et Métiers (CNAM) et bien d'autres,
ce sont près de
28 500 chercheurs stricto sensu présents
dans le département, auxquels s'ajoutent les emplois
associés (techniciens, supports, services, …).
Le secteur des TIC
Les équipements électroniques ((Siemens : 1 100
emplois, …), les équipements et services informatiques
(Steria : 1 400 emplois, …) et surtout les équipements
de télécommunications (Alcatel : 2 300 emplois,
Nortel : 1 500 emplois, Evolium : 1 700 chercheurs,
…) concentrent plus de 30 000 salariés. Les Yvelines
accueillent ainsi
un quart des emplois franciliens
de ces activités, grâce à la présence d'entreprises
majeures du secteur comme Alcatel, Matra Communication,
Nortel et Thales. Dans ce domaine, on observe l'émergence
de compétences nouvelles, tout particulièrement autour
des technologies et des services de télécommunications
(Bouygues Telecom, Sun Microsystems, Transcom Worldwide,
…).
La mécatronique en Vallée de Seine
Le secteur de
la micro-électronique et de la mécatronique
est un axe industriel émergent. Une plate-forme
technologique autour de l'IUT de Mantes-la-Jolie, sur
le thème de la mécatronique, est en cours d'élaboration.
En s'appuyant sur des compétences de recherche et de
développement, un pôle d'enseignement universitaire
et un tissu d'industriels variés (notamment des secteurs
automobile et aéronautique),
la Vallée de la Seine
mise sur cette niche pour un développement économique
durable.