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Réseau de fibres optiques mis à la disposition de tous les opérateurs de télécommunications, Yvelines Numériques dessert une quarantaine de zones d’activités, une vingtaine de centraux France Télécom, les points de présence
des opérateurs alternatifs ainsi que les sites de la communauté scientifique et de la recherche des Yvelines.
Ce réseau permet aux opérateurs de proposer :
 des services à très haut débit pour les entreprises,
 des services ADSL dégroupés pour les particuliers, les PME et les collectivités.
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L'historique du projet Yvelines Numériques
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Le développement des échanges électroniques, grâce notamment à l’usage d’Internet, et l’évolution du contenu de ces échanges (depuis les échanges de simples textes jusqu’aux contenus multimédia - images, vidéo, plans – plus complexes) exigent le déploiement de réseaux de télécommunications de très grande capacité, capables de véhiculer d’énormes volumes d’informations, dans le respect de conditions draconiennes de qualité, de sécurité et de confidentialité auxquelles les entreprises sont particulièrement attachées.
La fibre optique est le support privilégié de ces réseaux d’infrastructures, en raison à la fois de son faible coût, des débits pratiquement illimités qu’elle permet de transmettre, et de sa grande résistance aux perturbations électromagnétiques.
La présence de telles infrastructures évoluées de télécommunications est une condition nécessaire mais non suffisante d'attractivité des territoires. L’infrastructure en elle-même n’est qu’un support, destiné à véhiculer des informations traitées et acheminées par des opérateurs de télécommunications, dont les offres de services cherchent à répondre aux besoins de leurs clients. Sans ce support, ou sans un accès facile à ce support, la concurrence entre les opérateurs ne peut se développer.
Les entreprises considèrent désormais les télécommunications comme une facilité essentielle, au même titre que les infrastructures de transport. Le degré d’équipement en infrastructures est donc à la fois un enjeu de développement et un levier d’aménagement de l’espace territorial.

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Les objectifs du Conseil Général des Yvelines
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Dès 2000, le Conseil Général des Yvelines a fait du développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) un axe majeur de sa stratégie en matière d’action économique et d’aménagement du territoire.
Plusieurs actions concrètes ont donné corps à cette volonté :
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une politique contractuelle dynamique d’aide aux communes pour leur équipement informatique et l’accès à Internet (contrats multimédias instaurés en avril 2000) ;
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une coopération engagée avec l’INRIA (mai 2002) ;
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la création du site internet www.yvelines-competences.com, à la fois portail d’informations pour les entreprises des nouvelles technologies et outil d’aide à l’incubation et au transfert de technologies (juin 2002) ;
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le soutien aux pépinières d’entreprises de nouvelles technologies créées à Houdan et Poissy ;
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la mise en place d’une aide à l’équipement informatique dans les entreprises artisanales du département (septembre 2002).
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L’approfondissement de cette stratégie a conduit le Département, en février 2002, à confier à un cabinet spécialisé la réalisation d’une étude très poussée sur l'état des réseaux de télécommunications sur son territoire. Les principaux enseignements de cette étude, achevée en juin 2002, ont été les suivants :
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un constat de déséquilibre en réseaux de télécommunications entre les différentes parties du territoire. En dehors de l’opérateur historique France Télécom, les opérateurs alternatifs disposent d’infrastructures non seulement limitées mais le plus souvent dénuées de points de connexion sur le territoire yvelinois. L’offre commerciale alternative à l’opérateur public se limite à quelques zones à forte densité économique
(secteurs de Vélizy-Villacoublay et de Saint-Quentin-en-Yvelines) ;
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malgré un marché télécoms à fort potentiel, les opérateurs, compte tenu de leur situation financière dégradée, n’investiront pas dans les Yvelines au-delà de ce qui a été réalisé, en raison des coûts de déploiement à consentir
(le génie civil représente en moyenne 80% de ce coût).
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Ce diagnostic a permis de mettre en évidence que sans action incitative de nature publique, portant sur la mise à disposition d’infrastructures nouvelles, il ne pourra exister de libre concurrence dans les Yvelines.
Le Conseil Général des Yvelines ne cherche pas à favoriser l’éclosion d’un nouvel opérateur de télécommunications. Il cherche en revanche à attirer les opérateurs existants, mais trop peu présents sur son territoire, de manière à ce que chacun d’eux puisse y proposer ses offres de services les plus avancées, aux meilleures conditions techniques et tarifaires. C’est bien un renforcement de la concurrence qui est attendu de la mise en œuvre d’un réseau à haut débit par la collectivité.
Le projet permet à la communauté des opérateurs :
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de réduire sensiblement le coût des investissements nécessaires à leur déploiement ;
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d’accéder plus facilement à la boucle locale - ces derniers mètres de câble qui relient le central téléphonique au consommateur
donc à l’usager final (entreprise et particulier) ;
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de proposer des offres moyen et haut débits à moindre coût sur l’ensemble du périmètre ;
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de structurer une offre de très haut débit sur des poches de consommation particulière ;
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le tout dans une dynamique concurrentielle.
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Yvelines Numériques n’est pas un réseau capillaire, au sens où il n’assure ni la desserte directe des entreprises ni celle des particuliers. Il s’approche au plus près des zones d’activités, à l’intérieur desquelles les aménageurs (émanations des communes le plus souvent), en lien avec les opérateurs de télécommunications, proposent les solutions de desserte et de raccordement. Pour les particuliers, la desserte des centraux de raccordement des abonnés de France Télécom permet aux opérateurs concurrents d’établir le lien physique avec leur propre réseau, facilitant l’installation de leurs équipements haut débit dans ces mêmes centraux. Les abonnés peuvent alors bénéficier
de toute la gamme des offres ADSL, à travers le dégroupage de leur ligne.
Le Conseil Général des Yvelines, en plein accord avec la Région Ile-de-France, a par ailleurs souhaité offrir à la communauté académique et scientifique des Yvelines une solution d’ensemble pour relier à très haut débit ses différents sites, en configurant
en conséquence le réseau Yvelines Numériques.

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Le cadre juridique : la DSP
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Le 25 octobre 2002, l'Assemblée départementale a adopté le plan départemental de déploiement du haut débit dans les Yvelines, motivé ainsi :
"Il est reconnu que la disponibilité rapide d’un réseau de télécommunications adapté aux besoins des professionnels et des particuliers représente aujourd’hui un enjeu économique et de société essentiel pour le département des Yvelines. Le marché n’étant pas en mesure de satisfaire ce besoin d’intérêt général, le Conseil Général a décidé qu’il y avait lieu pour lui d’organiser cette mission dans un but de développement économique et d’aménagement du territoire."
L’instrument juridique choisi est celui de la délégation de service public (DSP) sous forme concessive, d’une durée de 20 ans.
Un avis d’appel à candidatures a été publié le 31 janvier 2003, décrivant avec précision la nature du projet :
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au plan technique : réalisation d’un ouvrage enterré comportant 6 fourreaux dont un équipé d’un câble à fibres optiques de 72 paires (144 fibres). Installation de bâtiments techniques (ou shelters) permettant
aux opérateurs d’y installer leurs équipements électroniques ;
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au plan des services à fournir : location de capacité (circuits optiques) en direction des opérateurs de télécommunications, qui se chargeront d’activer la fibre
et de proposer leurs services aux utilisateurs.
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Le choix d'un concessionnaire
L’appel à candidatures se proposait de sélectionner une société qui réalise et exploite le réseau optique et qui en commercialise la capacité. Cette sélection s’est opérée au regard de cinq critères majeurs qui sont :
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la desserte d’un certain nombre de points jugés cruciaux
(zones d’activité, centres de recherche, répartiteurs de France Télécom) ;
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la grille tarifaire proposée
pour le service de connectivité optique (location de fibres) ;
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la méthodologie de déploiement du réseau
(planning, organisation du chantier et déroulement des travaux) ;
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la subvention sollicitée, eu égard au plan d’affaires prévisionnel bâti par la société, étant entendu que cette subvention ne porte que sur la construction du réseau,
le concessionnaire devant assumer le risque lié à l’exploitation ;
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le calendrier de déploiement, les candidats étant invités à profiter de toutes les opportunités de mutualisation qui peuvent s’offrir à eux (réalisation en commun de travaux avec d’autres exploitants de réseaux de toute nature,
rachat d’infrastructures existantes, etc…).
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A l’issue d’une lutte serrée entre les candidats, la société Eiffage S.A. a été retenue pour construire et gérer le réseau pour une durée de 20 ans, via une filiale à 100% dédiée au projet,
dénommée Eiffage Connectic 78, filiale à 100% de Eiffage SA.

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Le réseau Yvelines Numériques
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Le coût de réalisation du réseau s’élève à 15,5 millions d’€, pour la pose d’un câble optique d’une longueur d’environ 160 km et pour la réalisation de quelques locaux d’hébergement. Le tracé du réseau prévoit la desserte d’une quarantaine de zones d’activités, d'ne vingtaine de répartiteurs (NRA) de France Télécom, d’une demi-douzaine de points d’interconnexion d’opérateurs alternatifs et de vingt-neuf sites de la communauté académique
et scientifique des Yvelines
( Groupement Royal).
Sur le plan commercial, les tarifs de location proposés par Eiffage Connectic 78, avec l’accord du Conseil Général, sont fonction de la quantité et de la longueur de fibres louées, ainsi que de la durée de cette location. Le prix plancher de location a été fixé à 0,7 € / mètre et par an.
L’origine des financements du réseau Yvelines Numériques
En vertu d’une part des engagements souscrits par la société Eiffage et retranscrits dans le contrat de concession signé le 16 février 2004, et d’autre part des trois conventions portant sur les modalités de financement du réseau par les partenaires publics, signées le 22 septembre 2004, les 15,5 millions d’€ d’investissement sont financés comme suit :
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| Groupe Eiffage |
4,9 M € |
| Conseil Général des Yvelines |
4,8 M € |
| Région Ile-de-France |
4,8 M € |
| Groupement Royal |
1 M € |
La société concessionnaire prend à sa charge le risque d’exploitation, et ne reçoit aucune subvention à ce titre.

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L'état d'avancement du réseau - Décembre 2007
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1ère extension : Rambouillet
Fin décembre 2005, l’Assemblée départementale a accepté, à la demande d’Eiffage Connectic 78, une extension du réseau jusqu’à Rambouillet, permettant de desservir 3 NRA supplémentaires (un à Chevreuse, deux à Rambouillet). Cette extension de 22 km, réalisée au cours du 1er semestre 2006, a fait l’objet d’un avenant au contrat de concession et a coûté 1,5 million €,
financés pour 1 million € par le Département et pour 0,5 million € par le groupe Eiffage.
2e extension : Ablis, Achères et Coignières / Maurepas
Les extensions vers Ablis, Achères et Coignières / Maurepas prévues par l'avenant voté en décembre 2006 ont été réalisées courant 2007. D'un coût de 2,3 millions €, financés pour 1,23 million € par le Département et pour 1,07 million € par le groupe Eiffage, elles portent la longueur totale du réseau à 205 km.
Cinq interconnexions prévues sont mises en place sur le parcours du réseau : il s'agit des Interco Telcité à Saint-Germain-en-Laye, Telcité à Saint-Rémy-les-Chevreuse, Cofiroute à Ablis, SAPN à Orgeval et de l'interconnexion avec le réseau "X-HEC" à Jouy-en-Josas.
Neuf opérateurs sont clients du réseau : Neuf Cegetel, Numericable, Telecom Italia, T-Online, SFR, Completel, Free, Verizon et Bouygues Telecom. Verizon, Completel et Bouygues Telecom sont positionnés sur le marché des entreprises, SFR et Bouygues Telecom interviennent sur le marché de la téléphonie mobile.
L’avenir à plus long terme
En 2008 sera lancée la deuxième phase du projet haut débit Yvelines Numériques. Elle s'appuiera sur deux grands axes de développement :
- la création d'un réseau de collecte sur la vallée de la Seine et vers Houdan ;
- la création de réseaux de desserte dans plus de 50 secteurs d'activité départementaux, répartis autour du réseau de collecte construit ou à construire.

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